La commission des Affaires économiques auditionne Julien Denormandie

Le 18 janvier dernier, Julien Denormandie, Ministre de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt a fait le point, devant les députés, de ses actions au service du ministère.

A cette occasion, il a notamment pu revenir sur les avancées impulsées par le ministère autour du triptyque « libérer, protéger, unir ».

Libérer d’abord par l’investissement et la simplification des charges et des contraintes administratives. Protéger, ensuite, face aux crises (betteraves, gels, influenza…), face aux enjeux de raréfaction du foncier agricole (loi Sempastous), face aux pressions sur les rémunérations des agriculteurs (loi EGALIM 2) ou encore par des mesures sociales comme la revalorisation des pensions de retraite agricoles. Unir, enfin, les français autour de la valorisation de la gastronomie et des savoir faire locaux.

Le Ministre est également revenu sur les mesures inédites au service d’une alimentation de qualité, et plus locale, notamment dans les cantines de la République.

Il a aussi rappelé les décisions prises pour le bien-être animal : lutte contre l’abandon des animaux de compagnie, plan France relance de plus de 115 millions d’euros pour la rénovation de 160 abattoirs, fin de la castration à vif des porcelets…

Concernant la question de la transition écologique, le Ministre a rappelé son attachement pour « interdire [les produits peu vertueux] quand il existe une alternative ». Une méthode qui fonctionne puisque Julien Denormandie a précisé que « depuis 2017, les substances à caractère cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction avérée ou présumée (CMR 1) ont été réduites de 93 %. Avec les substances CMR 2, à risque suspecté, c’est une baisse de 40 %. Depuis 2017 toujours, les surfaces cultivées en agriculture biologique ont doublé. En trois ans, les exploitations certifiées HVE ont été multipliées par 20. »

Un bilan positif, en adéquation avec les ambitions du président de la République pour protéger et renforcer notre agriculture mais aussi lui donner les moyens de répondre aux enjeux de demain (renouvellement des générations, climat, concurrence internationale…).