[Presse] La Dépêche du 15 avril 2021 « Bagnères-de-Bigorre. Hautes-Pyrénées. CAF : enfin le feu vert pour le marché du futur RER B »

Publié le  , mis à jour 

La bataille aura été ardue mais CAF, Alstom et le groupement RATP/SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités ont enfin trouvé un accord pour honorer le marché des nouvelles rames du RERB.

Suspendu depuis le rachat de Bombardier par Alstom, fin janvier, le marché du futur RER B, décroché quelques jours plus tôt par le consortium CAF-Bombardier, pourra enfin être lancé. Pour rappel, il s’agit de la fourniture des 146 trains MI20 neufs qui remplaceront les rames du type MI79 et MI84 actuellement en circulation sur la ligne du RER B. De quoi permettre de moderniser la deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe, après le RER A.

L’épilogue d’une longue négociation entre CAF et le groupement RATP / SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités, d’un côté, et Alstom, de l’autre. Ce dernier, candidat malheureux sur cet appel d’offres face à CAF, s’étant en effet opposé à l’engagement pris par Bombardier avant son rachat. Après une ultime réunion entre les différentes parties le 13 avril, l’accord a été entériné hier lors du conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités. Concurrents sur l’appel d’offres, CAF et Alstom sont donc désormais associés pour l’exécution du marché.

Le groupement RATP / SNCF Voyageurs et Ile-de-France Mobilités déclare, via un communiqué, se réjouir « que le consortium Alstom-Bombardier/CAF s’engage définitivement dans l’exécution du marché MI20 qui lui a été notifié le 5 février 2021. Les discussions intervenues depuis plusieurs semaines ont permis au nouveau groupe Alstom-Bombardier de prendre connaissance des termes du contrat et de lever leurs inquiétudes, permettant dorénavant au groupement Alstom-Bombardier/CAF de s’engager dans l’exécution du contrat sur la base du marché notifié ». En effet, les termes du contrat restent inchangés, y compris pour ce qui concerne le tarif et le calendrier. Soit un marché 2,5 milliards d’euros. Quant à la livraison du premier train, elle est prévue pour fin 2025.

Si la direction de CAF n’a pas souhaité commenter les faits, on sait que cet accord était plus qu’attendu du côté de l’usine bagnéraise de CAF où le recrutement est d’ores et déjà lancé. « D’ici 2024, l’effectif devrait monter à 450 salariés au minimum, contre 160 aujourd’hui et 90 il y a encore deux ans. Sans compter les retombées pour les sous-traitants locaux. C’est le fruit d’un long travail depuis 2014 où j’ai été élu maire de Bagnères », se félicite le désormais député des Hautes-Pyrénées, Jean-Bernard Sempastous. « Déjà en 2017, j’ai travaillé sur le marché des Intercités, remporté par CAF. Pour le RER B, j’ai beaucoup échangé avec Bruno Le Maire. J’ai fait mon travail de député et je suis fier du résultat. Cela montre aussi qu’on a des techniciens capables de fabriquer des trains. C’est le marché du siècle, un très beau challenge pour le territoire. J’ai d’ailleurs j’ai demandé au préfet de travailler sur un plan d’accompagnement pour l’emploi pour s’assurer que les emplois créés profiteront au territoire », déclare-t-il.

Et s’il souligne les investissements réalisés par CAF sur son site bagnérais (5 M€ en 2019, 1,5M€ en 2020 et autant en 2021) « pour répondre au marché français et construire un site novateur de référence ferroviaire sur le territoire d’industrie Lacq-Pau-Tarbes-Bagneres-de-Bigorre », le député se dit également « optimiste pour la rénovation rapide de la voie ferrée, prévue pour le 1er janvier 2023 ».