[Presse] Bagnères-de-Bigorre. Hautes-Pyrénées : La Loi Molac soutenue devant les calandrous par le député Jean-Bernard Sempastous

Publié le  , mis à jour 

Suite à l’adoption par l’Assemblée de la Loi Molac sur les langues régionales, le député des Hautes-Pyrénées, Jean-Bernard Sempastous (LREM), s’est rendu à la Calandreta de Bagnères-de-Bigorre, confirmant son soutien à l’apprentissage de la langue occitane.

Le vote, à une large majorité, de la Loi Molac a été accueilli à la Calandreta de Bagnères-de-Bigorre comme une véritable victoire. « C’est la reconnaissance des langues régionales », avait déclaré au lendemain du vote, début avril, la directrice de l’école, Valérie Cazenave-Bernadou. Un point de vue pleinement partagé par le député des Hautes-Pyrénées, Jean-Bernard Sempastous, qui a tout naturellement voté pour cette loi visant la protection patrimoniale des langues régionales.

« Je n’ai pas hésité une seule seconde », a-t-il déclaré devant les « calandrous » de la classe de CM1/CM2 qui l’ont interviewé il y a quelques jours dans le cadre d’une émission radio diffusée sur Radio Païs. Un exercice auquel les jeunes élèves sont habitués grâce à l’intervention hebdomadaire du journaliste Sylvain Carrère (Radio Païs) mais c’était bien la première fois que les apprentis journalistes se sont retrouvés face à un député. L’occasion pour eux de l’interroger sur sa fonction, sur la construction des lois mais aussi, bien sûr, sur la langue occitane. Une langue régionale parmi d’autres que le député a tenu à défendre devant l’Assemblée Nationale. « Je ne parle pas l’occitan mais je le comprends. Mes parents le parlaient à la maison, notamment lors des repas. La langue occitane fait partie intégrante de l’histoire de notre région et elle représente notre ruralité », a souligné le député.

Et si son analyse a tout d’une évidence dans cette école privée bilangue (franco-occitane) de la cité thermale, de nombreuses écoles publiques de la ville, et plus largement du canton, proposent désormais l’apprentissage de cette langue régionale, grâce notamment à l’intervention de l’association « Parlem ». Si elle a signé une convention avec le Conseil Départementale et l’Inspection d’Académie dès 2000, la plupart des communes de la Haute Bigorre leur renouvellent aujourd’hui leur confiance afin d’assurer des cours d’initiation à l’occitan dans leurs écoles publiques. Et la continuité pédagogique est assurée au collège Blanche Odin et au lycée Victor Duruy. Au niveau départemental, Parlem intervient dans 70 classes, plus de 2 000 élèves du primaire ayant ainsi accès à la langue occitane. Une initiative saluée par le député. À noter que pour bénéficier de l’intervention des « Caminaires » de Parlem, il suffit à l’équipe pédagogique d’en faire la demande, en accord avec la commune ou communauté des communes et l’Inspection d’Académie.

La Bigorre n’a donc pas attendu la loi Molac pour favoriser l’apprentissage de l’occitan mais elle compte bien mettre à son avantage ce coup de pouce non négligeable.