Mon rapport sur le budget Agriculture et alimentation du PLF 2020

Hier, j’ai présenté aux membres de la commission des affaires économiques mon rapport pour avis sur le budget de la mission Agriculture et Alimentation du Projet de loi de finances 2020. Cette intervention m’a permis à la fois de saluer un budget à la hausse mais aussi de parler des prochains grands enjeux en matière d’agriculture.

Dans mon discours d’introduction, je suis notamment revenu sur les dangers du dérèglement climatique pour notre agriculture et la nécessité de prendre des mesures pour contrer ce dérèglement et prévenir les prochains phénomènes climatologiques extrêmes. La mission budgétaire a pris en compte ces enjeux avec une hausse importante des crédits en faveur des mesures agroenvironementales et climatiques.

J’ai également rappelé la pertinence des mesures proposées par les Etats généraux de l’Alimentation  (EGA) et l’importance de poursuivre leur mise en œuvre notamment pour mieux rétribuer nos agriculteurs.

Protéger nos agriculteurs c’est aussi travailler en commun avec l’Europe pour éviter les décalages entre les politiques agricoles des Etats membres et militer en faveur d’une Politique Agricole Commune forte, sans baisse budgétaire.

J’ai clôturé mon discours en rappelant la nécessité d’une politique de proximité et d’acteurs de terrain pour accompagner nos agriculteurs. En ce sens j’ai réaffirmé mon opposition à la baisse de financement des chambres d’agriculture via la réduction de la taxe additionnelle sur le foncier non bâti.

Cette séquence a suscité un débat riche et animé avec les députés de tout bord. Elle a permis une réflexion et un travail en commun qui a donné lieu à l’adoption, par la commission, de cinq amendements pour : renforcer les moyens des médiateurs des relations commerciales, augmenter les crédits pour les fermes DEPHY et pour les projets alimentaires territoriaux, augmenter les moyens des organisations de producteurs et commander une rapport au Gouvernement sur la modulation de la taxe d’aménagement.

La deuxième partie de mon rapport pour avis a été consacré au projet de la Caisse des dépôts biodiversité qui pourrait résoudre une partie des problèmes rencontrés par les acteurs « classiques » et « alternatifs » du foncier dans l’acquisition de terres.

Ce projet propose d’acheter de grandes parcelles de terres agricoles, de les re-découper et les rendre disponibles pour les nouveaux exploitants, à un loyer modéré en contrepartie du respect d’un cahier des charges préétabli, composé de diverses obligations environnementales.

Pour lire mon rapport pour avis