Mon rapport sur le budget Agriculture, Alimentation, Forêt du Projet de loi de finances

Mercredi dernier, j’ai présenté mon rapport sur le budget dédié à l’agriculture, l’alimentation, la forêt et les affaires rurales. Je suis revenu sur les crédits alloués à la mission pour l’année à venir : 2,9 milliards d’euros (en autorisation d’engagement et en crédits de paiement)  pour soutenir l’agroécologie, assurer la sécurité sanitaire de nos aliments, préparer l’avenir par l’innovation et la formation.

Cette année, le projet de loi de finances est marqué par la constante volonté du Gouvernement de soutenir les mesures favorables à une agriculture durable économiquement et respectueuse de l’environnement en accompagnant la transformation des entreprises agricoles et agro-alimentaires, tout en contenant les dépenses liées aux contrôles et aux moyens de l’administration.

Décomposé en trois programmes : compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l’aquaculture ; sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation ; conduite et pilotage des politiques de l’agriculture, et un compte d’affection spécial pour le développement agricole et rural, le budget 2021 contient des avancées notables.

Parmi elles, j’ai pu saluer la hausse des crédits du fonds pour les industries agroalimentaires afin d’accompagner les petites et moyennes entreprises, la revalorisation de 600 000 euros des stages à l’installation pour inciter au renouvellement des générations ou encore la hausse de 5% du programme pour la « sécurité et la qualité sanitaires de l’alimentation ». J’ai également souligné le prolongement du dispositif d’exonération des charges patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d’emploi (TO-DE) jusqu’en janvier 2023.

La deuxième partie du rapport était consacrée à l’agriculture urbaine. Après plusieurs auditions avec les acteurs du monde agricole, les collectivités et les structures spécialisées, j’ai présenté, à mes collègues de la commission des affaires économiques, l’intérêt de ce type d’agriculture qui, en plus d’être nourricière, présente des atouts environnementaux majeurs, permet la cohésion sociale et le développement d’activités pédagogiques.

Enfin, j’ai rappelé que ce budget est marqué par sa parfaite adéquation avec les autres soutiens financiers européens et le plan de relance. En effet, le plan consacrera plus d’1,1 milliard d’euros à son volet agricole.