Mon intervention pour intégrer les Entreprises Publiques Locales au plan tourisme

Les entreprises publiques locales (EPL) de tourisme, culture et loisirs représentent plus de 300 structures en France. Qu’elles soient des centres thermaux, des ports de plaisance, des parcs de loisirs, des remontées mécaniques, des stations de montagne etc.. les EPL participent incontestablement au développement économique et au dynamisme des territoires et ont été fortement impactées par la crise. Pour éviter leur exclusion du plan tourisme et leur permettre de bénéficier du soutien de l’Etat, j’ai entrepris, en tant que Président du Groupe d’étude thermalisme, d’interpeller le Premier ministre et le ministre de l’économie et de finances sur ce sujet sensible.

Par un courrier daté du 29 mai, et cosigné par une vingtaine de députés membres du Groupe d’étude, j’ai enjoint le Premier ministre à « ne pas oublier les EPL dans le plan de relance et de soutien au tourisme » et trouver rapidement « une solution pour ces entreprises ». Après plusieurs échanges sur le sujet, le Premier ministre a donné une issue favorable à la sollicitation.

En effet, la rédaction du troisième projet de loi de finances rectificative après le conseil des ministres d’hier, intègre finalement les EPL au plan tourisme, leur permettant d’être éligibles aux aides spécifiques mises en place. Une bonne nouvelle qui met fin à des semaines d’incertitude pour le secteur.

Les EPL font travailler 14 000 personnes directement, 41 000 personnes de façon indirecte, elles génèrent un chiffre d’affaire conséquent de 1,3 milliards d’euros. Leur vitalité, leur viabilité devaient absolument être préservées car elles occupent une place importante dans le paysage local et représentent un maillon essentiel de notre économie. Dans les Hautes-Pyrénées, neuf structures locales sont concernées dont N’Py, PEYRAGUIDES, SEMETHERM DEVELOPPEMENT, SEML ARAGNOUET ENGALY… Elles sont majeures pour le territoire, leur intégration au plan de relance tourisme était urgent. Je me félicite que le Gouvernement ait entendu notre alerte.