Tout savoir sur les mesures de lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales pendant la crise sanitaire

Les violences conjugales et intrafamiliales ont augmenté avec les nouvelles mesures de confinement. Pour mieux protéger les victimes, le Gouvernement a mis en place plusieurs mesures et assure la continuité des dispositifs existants.

[ Pour tout cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il faut contacter les services de police ou de gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15).]

🌐Des plateformes en ligne pour signaler les violences

➡ La plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes, reste accessible sur arretonslesviolences.gouv.fr, pour signaler des violences et bénéficier d’assistance et de conseils. Elle reste active 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formée ; de manière anonyme et sécurisée.
➡ La plateforme de signalement des violences sur enfants est accessible à l’adresse https://www.allo119.gouv.fr/

📞Des numéros d’urgence pour être aidé

➡ Jusque-là réservé aux personnes sourdes et malentendantes, le 114 devient, durant la période de confinement, accessible aux personnes victimes de violences intrafamiliales. Les hommes, femmes et enfants victimes pourront adresser un SMS au 114, qui préviendra immédiatement les forces de l’ordre.

➡ Le 3919, numéro d’écoute national pour les femmes victimes de violence, reste opérationnel et une écoute à distance a été mise en place. La ligne est ouverte du lundi au samedi de 9 h à 19 h.

 Le 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, continue à être joignable 24/24 et 7jr/7 ; les appels d’enfants restent prioritaires.

Ces numéros peuvent aussi être utilisés par les témoins de violences conjugales ou violences intrafamiliales.

➡ La création d’une ligne dédiée aux auteurs de violences : 08 019 019 11 ouverte du lundi au dimanche, de 9 h à 19 h, en lien avec la Fédération nationale d’accompagnement des auteurs de violences (Fnacav). Le but est d’écouter les hommes qui se sentent au bord du passage à l’acte pour prévenir les violences et, surtout, les éviter.

💬De nouveaux points d’accueil et d’accompagnement

  • En pharmacie : dans toutes les officines, les femmes victimes de violences pourront se signaler si elles s’y rendent seules ou avec un code (par exemple « masque 19 ») si elles sont accompagnées de leur conjoint ;
  • Dans les centres commerciaux : de façon éphémère, ce dispositif commence à se déployer. Il garantira la confidentialité pour accueillir les femmes tout en respectant les mesures barrières. L’enjeu est de permettre aux victimes qui font leurs courses de trouver une oreille attentive et un accès à leurs droits.

🤝Des associations mobilisées et soutenues par l’État

➡ Les associations restent mobilisées et sont accompagnées par l’État via un Fonds spécial d’un million d’euros. Ce fonds apportera des aides matérielles pour soutenir les structures mais permettra aussi de financer, par exemple, jusqu’à 20 000 nuitées d’hôtel pour mettre à l’abri les femmes victimes.

➡ 1000 places supplémentaires en centre d’hébergement d’urgence ont été ouvertes.

⚖Continuité des démarches juridiques urgentes

➡ Le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. Les audiences de comparutions immédiates sont maintenues, afin de sanctionner sans délai des conjoints violents.

➡ Concernant la répression des violences faites aux enfants, les audiences de comparution immédiate ou les présentations devant le juge d’instruction qui s’imposent se tiendront. Par ailleurs, les juges aux affaires familiales continueront à assurer le prononcé des ordonnances de protection, afin de garantir aux victimes une protection rapide et efficace. L’éviction du conjoint violent reste la règle.

➡ Le traitement des contentieux urgents est également assuré. Des permanences sont tenues dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures de protection. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire sont rendues par les magistrats. L’accueil des enfants reste assuré par les professionnels de la protection de l’enfance tout en garantissant la sécurité sanitaire.

🖥Une campagne pour sensibiliser le grand public

➡ Une campagne de sensibilisation est actuellement diffusée à la télévision, en radio et sur le web pour interpeller le grand public sur la nécessité cruciale d’une vigilance de chacun pour lutter contre les violences sur enfant.


Bon à savoir !
 

Les associations de protection de l’enfance :

La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00

L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62

Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10

Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

Les associations de protection des victimes de violences conjugales :
Retrouvez ici l’annuaire des associations proches de chez vous