Les députés mobilisés pour soutenir le thermalisme

Avec les représentants institutionnels du secteur thermal, les députés du groupe thermalisme de l’Assemblée nationale et le directeur du cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne nous avons échangé, jeudi dernier, pour évoquer l’affectation de la filière par l’épidémie de COVID-19, ainsi que les conditions de la reprise. 

Établissements à l’arrêt depuis le 16 mars, manque de perspectives de réouverture, l’inquiétude des acteurs du thermalisme ne cesse de s’accroitre. Dans ce contexte, j’ai réuni les députés membres du groupe d’étude thermalisme de l’Assemblée nationale que je préside ainsi que le directeur de cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne, François Decoster, le président du CNETh, Thierry Dubois, le directeur délégué du CNETh, Claude-Eugène Bouvier, le président de l’ANMCT, Paul Audan, le président de la FTCF, Jean-François Béraud, pour parler plan de soutien et plan de relance.

Alors qu’ils ont aujourd’hui le sentiment d’être les « oubliés » des mesures gouvernementales, les représentants de la filière ont rappelé la place importante de l’activité thermale dans les territoires et les problématiques que son arrêt génère.  Le syndicat (CNETh) a ainsi demandé une clarification du soutien de l’État, des mesures d’annulation de charges et un effort supplémentaire des assureurs.

L’ANMCT, ainsi que la FTCF, ont également fait entendre leurs voix pour que soient soutenues les communes et tous ceux qui dépendent de l’activité thermale, les socioprofessionnels comme les acteurs économiques. Un plan d’accompagnement pour les « petits » commerçants a été demandé, ainsi qu’une prise en compte, lors du calcul de la Dotation Globale de Fonctionnement, des coûts de fonctionnement liés aux collectivités et des pertes générées par la baisse du thermalisme et du tourisme. Enfin, un appel a été lancé pour une coopération régionale et nationale afin de « compléter les dispositifs de l’État ».

Concernant la réouverture, elle se heurte à plusieurs problématiques comme celle relative à la patientèle, âgée et plus fragile.

Actuellement, un travail a été engagé pour la création d’un référentiel sanitaire afin d’apporter les garanties nécessaires à la réouverture des établissements. Il pourra se combiner à un guide de bonnes pratiques à destination des personnels en appui au plan sanitaire arrêté. Ce label devra également permettre de communiquer auprès des curistes pour les rassurer sur la sécurité sanitaire du lieu qu’ils fréquentent.

Les députés du groupe d’étude poursuivent de leur côté, leur travail pour accompagner la filière vers une sortie de crise, recueillir les problématiques territoriales et alerter le Gouvernement.