Les députés LREM veulent mieux protéger les victimes de violences conjugales avec une nouvelle proposition de loi

Aujourd’hui une femme meurt tous les deux jours des coups de son conjoint, un homme tous les treize jours, 121 femmes ont été tuées en 2018, plus de 10 depuis le début de l’année 2020. Le constat est sans appel nous devons renforcer la lutte contre les violences conjugales.

Alors que le Secretariat d’Etat pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la majorité ont déjà engagé un travail inédit pour lutter contre les violences notamment  par la loi du 3 août 2018 qui instaure le délai de prescription à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs, la verbalisation du harcèlement de rue, le renforcement de la lutte contre les nouvelles formes d’agression (cyber-harcèlement, upskirting …), la formation des policiers et gendarmes, beaucoup reste encore à faire.

Pour mieux protéger les victimes ou éviter qu’elles soient toujours plus nombreuses, a été lancé le 3 septembre dernier, le grenelle des violences conjugales composé d’une série de rencontres durant 3 mois. Parallèlement, un groupe de travail sur la thématique s’est constitué à l’Assemblée nationale pour tirer les enseignements de ce rendez-vous et recueillir les constats de 500 acteurs de terrain et 600 citoyens.
En découle, une proposition de loi ambitieuse pour :
Mieux reconnaître les violences conjugales sous leurs différentes formes en reconnaissant notamment l’emprise et le suicide forcé.
Renforcer les dispositifs de prévention et de protection de victimes, qu’il s’agisse des parents ou des enfants
Permettre au médecin de pouvoir signaler aux autorités compétentes des faits de violences conjugales constatés sur leurs patients.

Portée par ma collègue Bérangère Couillard, députée LaRem de Gironde, elle est en cours de discussion à l’Assemblée nationale et au Sénat pour permettre aux élus de l’amender avec le fruit de leurs observations sur le terrain.