Le bilan, 1 an après mon élection

Retrouvez ci-après mon discours à l’occasion du premier anniversaire de mon élection en tant que député de la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées:

 

« La dynamique de transformation que nous avons enclenchée il y a un an nécessite du dialogue mais elle a aussi pu susciter des interrogations. C’est le sens de notre rencontre aujourd’hui, parce que dresser un bilan et rendre des comptes fait partie intégrante de mon mandat.

Il y a un an, les français ont choisi d’élire Emmanuel Macron Président de la République et ont fait part de leur volonté de transformer en profondeur notre pays. Le mouvement auquel j’appartiens faisait la promesse d’une révolution.

  • Pour renouveler en profondeur la vie politique devenue amorphe, où le blocage et la résignation gouvernaient,
  • Pour redonner des chances et des droits réels aux femmes et aux hommes,
  • Pour combattre les inégalités dont la première d’entre elles est le chômage de masse,
  • Pour relancer la croissance économique,
  • Pour conduire la transition environnementale,
  • Pour moraliser la vie publique,
  • Et pour mieux employer l’argent des contribuables en respectant notre engagement de réduire le déficit public.
  • Et enfin, pour redonner une voix à la France, en Europe et dans le monde.

Pour mener à bien cette transformation profonde, le peuple français a fait le choix d’une féminisation et un renouvellement inédits – et c’était peut-être là le premier pas de cette révolution en marche : parmi les 312 députés du groupe La République En Marche élus en juin 2017, 47% sont des femmes et 93% exercent ce mandat pour la première fois. En outre, je tiens à souligner que l’Assemblée à laquelle j’appartiens est la première Assemblée du non-cumul.

Le jour-même de notre élection, nous savions que la tâche serait immense. Et effectivement, l’année parlementaire qui s’achève a été intense : près de 1 000 heures en Commission, plus de 1 330 heures en séance. Ce sont au total 92 textes qui ont été examinés, dont 67 projets de loi et 25 propositions de loi et plus de 1 900 amendements discutés dans l’hémicycle. Jamais une majorité n’aura été aussi active dès sa première année de travail.

L’Assemblée a abattu un travail considérable qui ne doit néanmoins pas se résumer à ces chiffres car ni l’inflation législative ni celle des amendements ne font de bonnes lois.

Au-delà des statistiques, nous nous sommes efforcés de répondre à trois impératifs qui ont structuré notre action :

Le premier : libérer les forces vives de notre pays.

Le deuxième : protéger nos concitoyens face aux nouvelles inégalités, quelles qu’elles soient.

Le troisième : unir les français pour consolider une nation de citoyens égaux en droits et en possibilités.

Je suis pleinement conscient que la conduite des transformations n’est jamais facile, que cela bouscule, crée des interrogations voire des inquiétudes. C’est pour cela que je souhaite venir régulièrement à la rencontre des habitants de ma circonscription : à ma permanence, mais aussi via mon activité sur les réseaux sociaux et mon site internet que je vous invite à suivre.

Au gré des liens que j’ai pu nouer avec nombre de concitoyens haut-pyrénéens, et dans le travail quotidien que j’ai fourni à l’Assemblée et en circonscription, j’ai pu façonner mon rôle de parlementaire, pour répondre à ces trois défis, avec toujours en ligne de mire la défense de vos intérêts et la volonté de porter ce projet d’Emmanuel Macron, qui a su nous convaincre et nous rassembler.

Beaucoup de personnes s’interrogent sur l’action du député, si souvent déformée et mise en cause par des classements aussi réducteurs que simplistes, fondés sur des critères fallacieux. C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui revenir quelques instants sur la fonction de député, à la lumière de mon expérience vécue.

Le travail des députés ne se résume pas à leur présence dans l’hémicycle, loin de là. En 1993, le président de l’Assemblée nationale Philippe Séguin disait d’ailleurs ceci : « les députés qui ne sont pas en séance ne sont généralement ni au cinéma, ni en villégiature ».

En effet, au-delà de l’hémicycle et de la partie la plus visible de l’iceberg, les députés travaillent en commissions, en commission d’enquête, en missions d’information, ou encore dans le cadre de groupes d’études et de groupes d’amitié.

Les députés travaillent enfin sur le terrain, à Paris, mais surtout en circonscription.

A l’Assemblée nationale, mon activité consiste avant tout à prendre part aux discussions de textes de loi en commission puis en séance publique.

En tant que membre de la commission des affaires économiques, j’ai notamment pu m’impliquer dans deux textes majeurs de notre quinquennat :

  • Le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable dit « EGALIM ». Sur ce texte, j’ai notamment travaillé sur l’article 11 qui prévoit que les repas servis dans les restaurants collectifs publics comprendront obligatoirement, à partir du 1er janvier 2022, au moins 50 % de produits bio, à faible impact environnemental, issus du commerce équitable ou bénéficiant de labels de qualité.
  • Le projet de loi ELAN sur le logement et la revitalisation des centres villes. Sur ce sujet, je me suis réjoui de la sélection des villes de Tarbes et Lourdes dans le cadre du Plan « Action cœur de Ville » et du travail entrepris avec le Ministre Jacques Mézard pour la redynamisation des centres-villes. Tarbes et Lourdes bénéficieront d’une convention de revitalisation sur 5 ans pour redynamiser leur centre-ville.

J’ai aussi souhaité m’investir dans les discussions du projet de loi sur l’Asile et l’immigration. Trouver des solutions pour intégrer efficacement les demandeurs d’asile dans notre pays est un combat qui me tient particulièrement à cœur. J’ai été à la rencontre de demandeurs d’asile et de bénévoles au Cèdre à Paris et j’ai souhaité porter, à titre personnel, des amendements visant à favoriser l’hébergement des demandeurs d’asile chez les particuliers et à renforcer leur intégration par le travail.

Pendant cette année, j’ai également eu la chance de me voir confier plusieurs missions d’importance d’intérêt national qui trouvent une résonance particulière au niveau de notre département.

  • A la fin de l’année 2017, j’ai été nommé co-rapporteur de la Mission d’application de la loi Montagne dans le but de dresser un premier bilan de l’application de la loi, un an après sa promulgation.
  • J’assure aussi la présidence de la Mission d’information sur le foncier agricole qui réfléchit à une nouvelle loi foncière pour l’avenir. C’est une mission passionnante qui interroge la justice sociale, préservation écologique de nos terres et l’avenir même du monde agricole quand on voit que nos jeunes agriculteurs éprouvent de plus en plus de difficultés à s’installer. La présentation de notre rapport devrait avoir lieu en octobre prochain afin de dresser un état des lieux des enjeux actuels et des solutions envisageables.
  • Beaucoup plus récemment j’ai eu la chance d’être nommé rapporteur sur la proposition de résolution européenne pour une Agriculture durable dans l’Union européenne de mes collègues Alexandre Freschi et André Chassaigne, qui a été adoptée à l’unanimité par les députés ! un texte majeur dans le contexte de la réforme de la PAC post-2020 et des négociations en cours à Bruxelles.

Je suis par ailleurs président du groupe d’études Thermalisme qui rassemble plus de 40 députés. Vous vous en doutez bien, en tant qu’ancien maire de Bagnères-de-Bigorre, il s’agit d’un dossier que je connais bien.

Je suis également président du groupe d’amitié France-Pakistan, pays passionnant regorgeant d’atouts humains, économiques et touristiques.

Au-delà de ces missions forts intéressantes dans lesquelles je m’implique avec beaucoup d’envie et d’engagement, ma fonction de député m’offre aussi la chance de pouvoir nouer des dialogues privilégiés avec des ministres sur les sujets qui concernent les hauts-pyrénéens.

Sur le sujet sensible de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, par exemple, j’ai été reçu à l’Elysée par le conseiller politique du Président de la République, puis à sa demande par le Ministre d’Etat Nicolas Hulot.

A l’occasion du dossier Vallourec, j’ai également reçu une écoute particulièrement attentive des services de l’Elysée et du Ministre de l’Economie Bruno Le Maire. J’ai vécu l’annonce de la reprise de l’usine Vallourec de Tarbes le 15 mai dernier comme un soulagement pour les 57 salariés qui étaient plongés dans l’incertitude depuis la fin de l’année dernière. En effet, le repreneur, le groupe industriel Altifort, a annoncé le maintien de l’intégralité des emplois.

Je me suis battu sur le sujet des écoles en milieu rural, en coopération régulière avec les services du Ministère de l’Education nationale.

Et je continuerai à me battre pour de nombreux dossiers qui me tiennent à cœur, notamment en santé avec en premier lieu le projet d’hôpital unique « Tarbes-Lourdes ».

 

Dans mon travail, je m’efforce de tisser des liens permanents entre Paris et la circonscription. C’est ce qui fait la force du mandat de député. En organisant des ateliers législatifs ou des points presse notamment.

  • Le 12 mars dernier, j’ai souhaité organiser un atelier sur la thématique industrielle du département en réunissant élus, salariés et dirigeants d’entreprises.
  • Le 5 juin dernier, s’est tenu une réunion sur les enjeux du foncier agricole dans le département.

L’intérêt est de taille : il s’agit de faire remonter au niveau national les problématiques particulières au département et de porter à Paris les idées et suggestions que nous pouvons avoir ensemble.

Lors de l’adoption des projets de loi « EGALIM » d’une part et « ELAN » d’autre part, j’ai choisi d’organiser des points presse au niveau local pour tenir informé mes concitoyens de l’avancée des travaux législatifs.

Je participe également toute l’année et sur tout le territoire aux cérémonies patriotiques ainsi qu’aux inaugurations et diverses manifestations qui font la vie de nos communes. Je m’empare de tous les débats sur l’amélioration des services publics locaux qui font la vie de la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées.

Cela fait maintenant un an que je suis le député de la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées et cette première année fut, pour moi, un an d’action pour le progrès, un an d’action courageuse et responsable qui a fait bouger les lignes et permis d’anticiper l’avenir, pour une France et des Hautes-Pyrénées fortes et dynamiques. »

 

Retrouvez ici l’article de La Dépêche suite à la conférence de presse donnée le 6 juillet à Tarbes : https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/09/2832967-j-b-sempastous-la-dynamique-est-la.html