La semaine de Jean-Bernard Sempastous, député confiné

Au programme cette semaine pour le député des Hautes-Pyrénées, confiné à 800 kilomètres de l’Assemblée nationale : 7 réunions en visioconférence et 9 conférences téléphoniques, sans oublier les affaires courantes. C’est toute la magie du numérique qui, à l’heure du confinement, permet au député de poursuivre son activité depuis chez lui, même si le rythme semble réduit en comparaison d’une semaine habituelle.

Lundi matin 8h30, c’est à son domicile de Bagnères-de-Bigorre que Jean-Bernard Sempastous commence sa semaine par une réunion téléphonique avec son équipe. Tous en télétravail, ils font le point sur les travaux en cours et les différentes sollicitations du weekend. « Les questions arrivent nombreuses en ce moment, elles reflètent l’inquiétude de la population, et nous nous efforçons de répondre à tous ».

Ce lundi 30 mars, il est justement question du contenu de la newsletter «spéciale coronavirus » envoyée chaque semaine à plus de 400 personnes, notamment aux élus de terrain, pour les informer au mieux des dernières mesures mises en place.

La journée se poursuit au téléphone, essentiellement avec des acteurs institutionnels mais aussi tout autre demandeur, pour répondre à leurs interrogations et prendre le pouls de la circonscription. Des échanges essentiels pour faire remonter les problématiques spécifiques aux ministres concernés.

« J’ai une dizaine de réunions en visioconférences par semaine. Qu’elles soient organisées avec des ministres, la préfecture ou mes homologues, le système fonctionne bien et nous nous habituons doucement à ce mode de travail. Nous n’avons jamais eu autant de liens directs avec les ministres, ils sont très impliqués et demandent constamment des remontées de terrain. Nous pouvons régulièrement les alerter sur les dossiers que nous traitons ».

Mardi, la matinée du député est d’ailleurs consacrée à une visioconférence avec Didier Guillaume, Ministre de l’agriculture et de l’alimentation pour faire le point sur les situations locales. C’est l’occasion idéale pour évoquer la discussion de la veille avec la chambre d’agriculture, qui exprimait l’inquiétude des agriculteurs à écouler les productions face à la fermeture des circuits traditionnels.

« Cette crise sanitaire nous oblige à réinventer notre manière de travailler, de communiquer. Comme de nombreux français, je m’évertue à trouver comment agir au mieux depuis mon bureau, à me rendre utile alors que dans la crise du moment et face à la détresse et aux inquiétudes qui me sont exprimées, le sentiment d’impuissance peut vite être rongeant ».

L’après-midi, ce sont ses collègues députés LREM de la commission des affaires économiques qui seront ses interlocuteurs, pour parler ordonnances, mission d’information covid-19 et organisation du travail.

La semaine s’est écoulée au rythme des points d’informations, de la recherche de solutions et des rapports journaliers des hôpitaux pour suivre l’évolution de l’épidémie en région.

La Préfecture est évidemment mobilisée et s’est tenu avec elle aussi un échange afin d’évoquer la situation sur notre territoire des Hautes-Pyrénées. Problématiques sanitaires et médicales à l’ordre du jour bien sûr, mais aussi problématiques économiques ou encore sociales en lien avec l’épidémie. « J’ai une pensée pour ceux qui vivent cette période de confinement dans des conditions compliquées. Nous avons encore la chance, sur notre territoire rural, de vivre pour la plupart le confinement dans un cadre plus privilégié que celui des villes ou des banlieues. Mais il ne faut pas oublier non plus l’isolement de ceux que cette configuration peut toucher. Je pense particulièrement à ceux qui vivent seuls et qui se trouvent privés du contact avec leur famille. Je pense aussi à ceux qui sont dépendants dans leur quotidien de l’aide d’accompagnants. Je signale à ce titre qu’ils peuvent se manifester à notre permanence. Nous les aiderons à trouver de l’aide ».

Vendredi, s’est tenue la première visioconférence du groupe de la majorité en présence du Premier ministre. L’occasion qu’il nous redise l’importance de faire remonter les messages venant du terrain malgré un fonctionnement institutionnel inédit.

Alors que les vacances scolaires débutent, le député reconnaît que le suivi de la scolarité des jeunes est aussi un point préoccupant. «Comme beaucoup de parents, j’attendais les annonces du ministre sur les conditions de passage du baccalauréat cette année. Compte tenu des circonstances, je comprends la décision qui vient d’être annoncée, de la validation du diplôme sous contrôle continu. Je m’inquiète malgré tout des répercussions qu’aura ce travail semi-dirigé sur le bagage qu’on attendra en cycle supérieur ».

Le week-end, il reconnaît avoir davantage de temps libre mais reste très vigilant sur les sollicitations des habitants de la circonscription.