Hommage à Louis Barbet – enfant d’Aventignan et poète gascon

La semaine dernière, à l’Assemblée Nationale, dans l’hémicycle, nous avons inauguré deux plaques, comme il est d’usage de le faire pour les parlementaires qui ont marqués leur époque et de leur empreinte l’Assemblée elle-même. Deux plaques : l’une pour honorer la mémoire de Jaurès, l’autre celle de Clémenceau. Le premier s’était opposé résolument à la guerre et en fut la première victime ; le deuxième l’a conduite jusqu’à la victoire, avec ténacité, opiniâtreté et avec un engagement de tous les instants, n’hésitant pas à rejoindre les soldats dans les tranchées pour éprouver avec eux la fraternité du front.

Il y a deux plaques dans l’hémicycle à l’Assemblée et partout en France, dans toutes nos villes, dans tous nos villages un monument aux morts, comme ici à Aventignan.


C’est à la suite de la « grande guerre » que ces monuments se sont inscrits dans notre paysage urbain et c’est à l’occasion de leur installation sur les places ou les cimetières des villes et des villages que l’hécatombe que fut la grande guerre s’est donnée à voir génération après génération, par l’inscription dans la pierre et pour toujours des noms de ceux qui étaient tombés au combat.


Le devoir de mémoire a trouvé, dans les années qui suivirent l’armistice de 1918, à s’installer dans nos usages républicains.


Commémorer l’armistice de 1918, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne.
Nous avons en commun l’histoire de notre nation, l’histoire d’un pays, l’histoire de nos villes et de nos villages, c’est le ciment de l’unité de la France.


Aujourd’hui, nous rendons hommage aux 24 morts pour la France d’Aventignan et un hommage particulier à Louis Barbet dit Eugène-Louis DULHOM-NOGUES, écrivain et poète qui passa son enfance dans les Pyrénées, ici, à Aventignan.


Il a rejoint le front avec ses compagnons à l’assaut de Saint-Souplet le 06 septembre 1914. Le 08 septembre, il perdit la vie et sa dépouille ne sera transportée à Aventignan qu’en 1921.


C’est au nom de ce combattant, qui est honoré d’une plaque au Panthéon, et au nom de tous les hommes, qu’il s’agit, par simple amour de la vie, d’en garder la mémoire et un jour par an n’est pas de trop pour que tous les ans vive un souvenir comme celui-là.

Vive la République
Vive la France
Vive les Hautes-Pyrénées.