Foncier agricole : les premières étapes engagées par le gouvernement

En 2017, 55 000 hectares de terre ont été artificialisés en France et les zones concentrées autour des villes et métropoles sont de plus en plus grignotées par le foncier (habitat, industrie, parkings…). Or ces territoires représentent un fort potentiel agricole.

Face à ce constat, il est urgent de préserver nos terres qui sont précieuses pour garantir une bonne sécurité alimentaire et préserver notre biodiversité. Consciente des dommages irréversibles que l’artificialisation excessive entraîne, la majorité a fait de la durabilité de ces territoires, une priorité, réaffirmée notamment par l’annonce d’une série de mesures de protection de la biodiversité par le Président de la République en mai dernier. Le rapport de la mission d’information sur le foncier agricole, rendu en décembre, va aussi dans ce sens.

Les députés membres ont proposé plusieurs axes de réflexion : faciliter l’installation des agriculteurs de tout âge sur des terres fertiles, permettre l’évaluation qualitative des sols suite à une dégradation humaine et lutter efficacement contre l’artificialisation de nos terres.

Mardi dernier, lors des Questions au gouvernement, Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle, a interpellé Marc Fesneau sur les futures mesures du gouvernement en faveur du foncier agricole. Le secrétaire d’Etat en charge des relations avec le parlement a exposé les étapes à venir sur le sujet :

1⃣Lancement d’une large concertation des parties prenantes par un appel à contribution envoyé à l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, aux cinq syndicats agricoles, aux SAFER, aux représentants élus, au réseau national des espaces-test agricoles et à certaines associations.

2⃣Hiérarchisation de ces contributions d’ici fin juin 2019.

3⃣Programmation de réunions de travail dès l’été pour étudier la mise en œuvre des propositions de la mission d’information sur le foncier agricole que je présidais.

Un programme de travail qui se dessine sur un sujet pour lequel le président de la République a témoigné son souhait de voir émerger des mesures claires et rapides.

Face à l’urgence, on ne peut pas continuer à hypothéquer notre avenir en nous privant de ces terres arables, les espaces que l’on perd aujourd’hui, nous risquons de les pleurer demain.