11 novembre 2018

Comme chaque année, nous nous réunissons en France et dans notre département des Hautes-Pyrénées, pour commémorer ensemble l’Armistice qui mit fin à la première guerre mondiale.

Cette année est toute particulière puisqu’un siècle nous sépare de cet événement qui fit basculer le monde dans une nouvelle ère.

Pour la France un simple chiffre : 27% des hommes entre 18 et 27 ans sont morts. C’est dire si peu de familles françaises ont été épargnées par ces quatre années, nous perdîmes plus d’un million et demi de vies humaines et déplorâmes près de 3 millions de blessés, de mutilés… Chaque commune, chaque famille payèrent un lourd tribut à cette guerre folle, qui ravagea une génération entière.

Commémorer le 11 novembre, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne.

Nous avons en commun l’histoire de notre nation et l’histoire d’un pays, c’est le ciment de son unité.

Entretenir le souvenir est d’autant plus important aujourd’hui qu’il n’existe plus de témoins ni d’acteurs directs de ce conflit.

Ces rassemblements qui réunissent différentes générations rendent hommage aux combattants qui se sont sacrifiés pour notre pays, pour notre département, pour nos communes. A l’écoute des noms inscrits sur nos monuments aux morts, nous avons une pensée émue et reconnaissante pour tous ces français, nos aînés tombés pour notre liberté.

Comme toute la France, le département des Hautes-Pyrénées vit ce mois de novembre au rythme des commémorations de ce centenaire et je profite de cet instant pour remercier chaleureusement toutes les institutions, associations et particuliers qui s’y sont associés.

La première guerre mondiale, c’est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines.

C’est au nom de tous les hommes qu’il s’agit, par simple amour de la vie, d’en garder la mémoire et un jour n’est pas de trop pour que tous les ans vive un souvenir comme celui-là.