Cinq ans d’actions pour les droits des femmes

Le 25 novembre 2017, le Président de la République déclarait l’Égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat.

Depuis cinq ans, le Gouvernement s’est très fortement mobilisé pour mieux protéger, mieux prévenir et mieux accompagner toutes les femmes victimes de violences. 90% des actions ont déjà été engagées suite au Grenelle des violences conjugales :

> la création de milliers de places d’hébergement pour les victimes, pour atteindre les 9 000 places en 2022 ;
> l’accessibilité du 3919, 24h/24 et 7j/7 et la possibilité de signaler les violences par sms via le 114, en ligne sur la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr ;
> la suspension du droit de visite et d’hébergement des enfants mineurs pour les parents violents ;
> la formation des policiers et des gendarmes aux violences conjugales ;
> l’ouverture de centres de prise en charge des auteurs de violences partout dans l’Hexagone et en Outre-mer ;
> mais aussi, le déploiement des téléphones grave danger, la mise à disposition de bracelets anti-rapprochement dans les juridictions, etc.

La répression des auteurs de violences a été durcie par la loi Schiappa de 2018 avec la création d’un délit d’outrage sexiste, l’allongement des délais de prescription des crimes sexuels sur mineurs – portée de 20 à 30 ans – et l’instauration d’une présomption de non-consentement pour les mineurs de moins de 15 ans en cas de relation sexuelle avec un majeur.

Si ces mesures sont essentielles, l’égalité femmes-hommes ne se résume évidemment pas à la lutte contre les violences conjugales. Le Gouvernement s’est ainsi également fortement mobilisé sur le sujet des inégalités professionnelles (index Ega pro, fixation d’objectifs chiffrés de proportion de femmes dans les comités exécutifs ou encore allongement du congé paternité).

Dans le champ de l’éducation, la création de la semaine de l’égalité a permis de renforcer la mobilisation dans les établissements scolaires autour de la journée internationale des droits des femmes et, par là, l’éducation à l’égalité dans toutes ses dimensions.

Le Gouvernement a également pris une série de mesures pour renforcer la protection des familles mono-parentales, par le versement automatique des pensions alimentaires pour sécuriser les femmes isolées ou encore la facilitation d’accès aux différents modes d’accueil et de garde des enfants.

Le Gouvernement s’est aussi mobilisé pour assurer les droits sexuels et reproductifs des femmes, avec la mise en place de la contraception gratuite pour les moins de 25 ans, la gratuité des protections périodiques pour toutes les étudiantes, le lancement de la première stratégie de lutte nationale contre l’endométriose, l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines ou encore le renforcement de l’éducation à la sexualité avec la hausse du budget du planning familial.

Dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, et à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, un évènement consacré à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en Europe aura lieu le mardi 8 mars 2022 au Palais de l’Elysée.

Cet événement réunira des chefs d’entreprises des différents Etats membres de l’Union européenne, qui participeront à plusieurs échanges en présence d’Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, et de Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie.

La présidence française porte l’ambition de faire avancer l’ensemble des initiatives européennes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, en portant une attention particulière au renforcement du pouvoir économique des femmes à travers les négociations sur la transparence des rémunérations et l’application du principe d’égalité des rémunérations entre hommes et femmes. L’objectif est également de faire progresser les discussions sur la proposition de directive relative à un meilleur équilibre entre femmes et hommes dans les conseils d’administration des entreprises.

Au cours de cet événement, les chefs d’entreprises et les Ministres présents participeront à plusieurs échanges autour de la question de la conciliation des temps de vie, des solutions pour briser le plafond de verre dans les carrières professionnelles des femmes, ou encore des leviers pour renforcer le pouvoir économique des femmes et mettre fin aux discriminations salariales. Le Président de la République prendra la parole à l’issue de ces échanges.

Le Président de la République présidera également à l’Elysée une cérémonie en l’honneur des premières lauréates de l’initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l’Homme, en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Marlène Schiappa, ministre déléguée en charge de la Citoyenneté et Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargé de l’Égalité entre les Femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Cette initiative, lancée en décembre 2021, soutient les défenseurs des droits de l’Homme dans le monde, à la fois dans leur pays d’origine, mais aussi en accueillant en France certains d’entre eux. L’initiative leur fournit un accompagnement sur mesure, favorise leur mise en réseau et la poursuite de leur engagement.

Lors du Forum Génération Égalité organisé à Paris en juin 2021, le Président de la République avait pris l’engagement que la première promotion de défenseurs des droits soit intégralement composée de femmes. Ainsi le premier groupe de bénéficiaires, dont une partie sera reçue au Palais de l’Elysée ce mardi, sera composé d’une quinzaine de femmes.

La cérémonie sera l’occasion pour le chef de l’Etat de rendre hommage aux défenseures des droits, membres de cette première promotion, et de s’entretenir avec celles présentes à Paris mardi, et de saluer le travail des partenaires associatifs et collectivités locales qui ont permis l’accompagnement de celles ayant souhaité bénéficier d’un accueil en France.