Cérémonies du 8 mai 1945 dans la Neste – Barousse

A l’occasion des cérémonies du 8 mai 1945, je me suis rendu ce jour sur les communes de LOURES-BAROUSSE et d’IZAOURT.

Ces cérémonies appellent pour ma part les observations suivantes:

 

Le 08 mai 1945 prenait fin en Europe la guerre la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité. Plus de cinquante millions de femmes et d’hommes, dont la moitié de civils, avaient péri au cours de ce conflit mondial.

Le Général de Lattre de Tassigny signait, au nom de la France, à Berlin, la capitulation de l’Allemagne nazie. La France était ainsi à Berlin, effaçant la défaite de 1940 et l’esprit collaborationniste. Dès le 18 juin 1940, la République avait dit son refus et sa volonté d’agir pour permettre à la France de retrouver sa place au sein des grandes nations, afin de porter son message universel et humaniste de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

La célébration de cet anniversaire n’est pas seulement l’affaire des anciens combattants, des élus et des corps constitués. C’est fondamentalement l’affaire de tous les citoyens de notre pays et, pour nous, l’affaire de tous les Hauts-Pyrénéens.

Nous célébrons aujourd’hui la fin d’une terrible guerre, une victoire, la mémoire des victimes et le début d’un nouvel espoir.

Ces combattants ont droit à notre fidélité de mémoire et au-delà de ces combattants français, nous célébrons aussi la victoire de tous les peuples assemblés et de tous les pays coalisés qui n’ont eu qu’un seul but : LA LIBERTE.

73 ans après, nous célébrons la mémoire de ces innombrables femmes et hommes de France et des Pays alliés, victimes et acteurs de cette terrible guerre. Si en effet, le 08 mai est la commémoration d’une victoire, cette date ne sera jamais complètement ni uniquement une fête car nous ne pourrons jamais oublier celles et ceux qui ne virent pas ce jour tant attendu après avoir contribué à le préparer.

Il nous appartient donc aujourd’hui d’entretenir le flambeau du 08 mai et de le donner à notre tour aux futures générations pour que se cultive encore et toujours l’idée que la liberté et la paix sont des valeurs fragiles toujours susceptibles d’être remises en cause par la folie des hommes.

Il appartiendra à la jeunesse, à son tour, de veiller sur elles. Plus que jamais, c’est bien dans la mémoire qu’il faut puiser pour préparer l’avenir.

La mémoire est donc un exceptionnel outil de travail citoyen. Soyons tous des travailleurs de mémoire et puisse la lumière du 08 mai 1945 éclairer encore longuement notre route vers un avenir de paix et de liberté.